Africa Check, le site africain qui chasse le «fake» et vérifie l'info

La page d'accueil du site Africa Check en version française
La page d'accueil du site Africa Check en version française © Capture d'écran

Africa Check, le site africain qui chasse le «fake» et vérifie l'info

Mis à jour le 15/06/2018 à 10H34, publié le 13/06/2018 à 9H46

Face aux fléaux des fausses nouvelles et de la manipulation de l’information, les initiatives de «fact-cheking» ou vérification des faits se multiplient partout dans le monde. Une étude universitaire américaine a répertorié quatre services spécialisés en Afrique. Parmi eux, le site indépendant Afrika Chek.


Africa Check est né bien avant l’expression «fake news» rendue populaire par le président américain Donal Trump en 2016.
Le site indépendant a été lancé en 2012 à Johannesburg (en anglais) avec pour but de «promouvoir la précision dans le débat public et dans les médias en Afrique».
C’est la première initiative du genre sur le continent. Le succès de cette plateforme a permis de développer une version en français dont le siège se trouve à Dakar au Sénégal.
 
Comment ça marche ?
Afrika Check travaille en toute transparence et explique en détails sa méthode sur son site.
Les lecteurs peuvent faire des suggestions en remplissant un formulaire pour avoir des précisions sur une déclaration, un sujet ou un chiffre qui circule sur les réseaux sociaux. Les journalistes se chargent alors de vérifier l’information à la source avant de la confirmer ou de la démentir.

Formulaire en ligne pour la demande d'une vérification  Formulaire en ligne pour la demande d'une vérification  © Capture d'écran


Quels sujets ?
Africa Check couvre essentiellement l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria et le Sénégal. Les sujets politiques, économiques ou autres sont traités avec une rigueur impressionnante, comme le montre un article récent sur l’importation de riz en Afrique. Tout commence par la déclaration du responsable d’une organisation intergouvernementale selon laquelle le continent importe 24 millions de riz par an. L’information est reprise par de nombreux médias africains et internationaux comme Jeune Afrique ou Le Monde. Mais suite à la demande d’un lecteur, Africa Check vérifie et l’information s’avère erronée.

Qui finance ?
«La vérification des faits est une activité longue et laborieuse», souligne Africa Check qui a pu exister et se développer grâce à l’appui de l’International Press Institute. Cet organisme mondial qui œuvre pour la liberté de la presse est le principal bailleur de fonds.
Africa Check fait également partie du Réseau international de fact-cheking qui évalue chaque année le travail de ses membres.
Depuis son lancement en 2012, le site africain travaille en toute indépendance et transparence.

Par Eléonore Abou Ez