En Cisjordanie, les vaches génèrent de l’électricité

En Cisjordanie, les vaches génèrent de l’électricité

Publié le 12/04/2017 à 17H59

En Cisjordanie, dans le gouvernorat d'Hébron, certains villages palestiniens n’ont pas d’électricité. 90% de leur consommation sont achetés à la Compagnie d'électricité israélienne pour 450 millions d’euros. Quand les abonnés ne payent pas, elle coupe l’alimentation. Pour contourner ce problème, des fermiers ont eu l’idée de recycler les déjections de leurs bovins pour les transformer en énergie.

10 photos de Hazem Bader illustrent ce propos
vivent dans une immense ferme aux mille vaches près de Dahriya. Ils possèdent aussi une usine de produits laitiers attenante à l’exploitation.  
1 / 10 Kamal al-Jebrini et ses frères

vivent dans une immense ferme aux mille vaches près de Dahriya. Ils possèdent aussi une usine de produits laitiers attenante à l’exploitation.  

© HAZEM BADER/AFP
Kamal al-Jebrini a eu l’idée, après un voyage à l’étranger, d’utiliser les bouses de ses animaux pour les transformer en électricité. 
2 / 10 Pour résoudre les problèmes d’accès à l’électricité,

Kamal al-Jebrini a eu l’idée, après un voyage à l’étranger, d’utiliser les bouses de ses animaux pour les transformer en électricité. 

© HAZEM BADER/AFP
la famille Jebrini utilisait le fumier produit par leurs vaches comme engrais et fournissait les agriculteurs voisins. Mais la plupart du temps, ces déchets finissaient par pourrir au soleil. 
3 / 10 Auparavant,

la famille Jebrini utilisait le fumier produit par leurs vaches comme engrais et fournissait les agriculteurs voisins. Mais la plupart du temps, ces déchets finissaient par pourrir au soleil. 

© HAZEM BADER/AFP
ils se sont dit que «c'était une honte de laisser tout ce fumier se perdre, polluer l'environnement alors qu'on peut le transformer en électricité».
4 / 10 De retour au pays,

ils se sont dit que «c'était une honte de laisser tout ce fumier se perdre, polluer l'environnement alors qu'on peut le transformer en électricité».

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un procédé qui permet de produire du biogaz à partir de matières organiques. Il s'agit du premier du genre dans les Territoires palestiniens, où les énergies renouvelables se résument généralement à des panneaux solaires.
5 / 10 La famille décide alors de lancer un projet de méthanisation,

un procédé qui permet de produire du biogaz à partir de matières organiques. Il s'agit du premier du genre dans les Territoires palestiniens, où les énergies renouvelables se résument généralement à des panneaux solaires.

© HAZEM BADER/AFP
Ce spécialiste des énergies renouvelables à l'Université polytechnique d'Hébron déclare:
«Nous utiliserons un générateur pour produire 650 kilowatts par heure et, à terme, nous atteindrons un mégawatt par heure… Une production qui permettra d'alimenter entre 200 et 300 maisons.»
6 / 10 Pour mieux les guider, la famille a fait appel à Maher Maghalseh.

Ce spécialiste des énergies renouvelables à l'Université polytechnique d'Hébron déclare: «Nous utiliserons un générateur pour produire 650 kilowatts par heure et, à terme, nous atteindrons un mégawatt par heure… Une production qui permettra d'alimenter entre 200 et 300 maisons.»

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Maher Magalsay a fait venir d'Allemagne, pays réputé pour son expérience dans les énergies vertes, des ingénieurs et l’énorme générateur. Il a aussi mobilisé ses étudiants en les envoyant perfectionner leurs connaissances à l'étranger.
7 / 10 Pour mettre en place ce projet de méthanisation agricole,

Maher Magalsay a fait venir d'Allemagne, pays réputé pour son expérience dans les énergies vertes, des ingénieurs et l’énorme générateur. Il a aussi mobilisé ses étudiants en les envoyant perfectionner leurs connaissances à l'étranger.

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de montrer les deux immenses silos où sont stockés le fumier puis le biogaz qui sera ensuite refroidi avant d'être utilisé.
8 / 10 Aujourd’hui, Kamal al-Jebrini est fier

de montrer les deux immenses silos où sont stockés le fumier puis le biogaz qui sera ensuite refroidi avant d'être utilisé.

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les trente tonnes de bouses produites quotidiennement par les vaches permettent de générer 380 kilowatts par heure. 
9 / 10 Grâce à ce procédé,

les trente tonnes de bouses produites quotidiennement par les vaches permettent de générer 380 kilowatts par heure. 

© HAZEM BADER/AFP
pour ne plus avoir à payer une seule facture d'électricité pour son entreprise. Car celle-ci fournit en lait, yaourts et autres produits laitiers l'ensemble de la Cisjordanie, mais aussi des clients à Jérusalem. Et leur surplus est racheté par la Compagnie locale d'électricité.
10 / 10 C'est suffisant, se félicite Kamal al-Jebrini,

pour ne plus avoir à payer une seule facture d'électricité pour son entreprise. Car celle-ci fournit en lait, yaourts et autres produits laitiers l'ensemble de la Cisjordanie, mais aussi des clients à Jérusalem. Et leur surplus est racheté par la Compagnie locale d'électricité.

© HAZEM BADER/AFP

Par Laurent Filippi