«Il y a une envie d’Algérie», selon le voyagiste français Jean-François Rial

Le terme Casbah, qui désignait à l'origine le point culminant de la médina de l'époque ziride, s'applique aujourd'hui à l'ensemble de la vielle ville d'El Djazair, dans les limites marquées par les remparts d'époque ottomane. Lesquels ont été édifiés dés la fin du XVIe siècle.
Le terme Casbah, qui désignait à l'origine le point culminant de la médina de l'époque ziride, s'applique aujourd'hui à l'ensemble de la vielle ville d'El Djazair, dans les limites marquées par les remparts d'époque ottomane. Lesquels ont été édifiés dés la fin du XVIe siècle. © CITIZENSIDE / FAYCAL NECHOUD

«Il y a une envie d’Algérie», selon le voyagiste français Jean-François Rial

Publié le 13/01/2018 à 13H17

Alors que l’Algérie affirme vouloir relancer son tourisme, le Tour opérateur Voyageurs du Monde a mis Alger dans son Top 10 des destinations à découvrir en 2018. «Après une décennie sombre, nous allons enfin pouvoir redécouvrir les merveilles d’un pays au potentiel énorme. L’Algérie c’est l’Iran du Maghreb!», a affirmé à Géopolis Afrique son PDG, Jean-François Rial.


Le tourisme algérien est moribond et Alger affirme vouloir le relancer. Pour cela l'Algérie dispose d'énormes atouts. C'est en tout cas le constat que fait Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde, Tour opérateur plutôt haut de gamme, spécialisé dans l'organisation de voyages cousus main. Sur son site internet, il vante la destination «Alger» qui, selon lui, entre dans le Top 10 des destinations à découvrir en 2018.

«Contre toute attente, Alger résonne chez les initiés comme LA dernière capitale tendance du Maghreb. Alger a le vent en poupe», affirme le voyagiste. «Alger est une ville somptueuse», s'enthousiaste Jean-François Rial qui met en avant les différentes facettes de la capitale algérienne, l’Alger coloniale, la Casbah, son architecture, sa vie, sa jeunesse… 
 
Pour l’instant, celui qui affirme être «venu au voyage après avoir découvert les beautés du Sahara» ne souhaite emmener ses clients que dans la capitale. «Je sens ce pays monter très fort. Dès qu’il y a un retour à une actualité plus pacifiée, il y a un besoin d’Orient et les gens viennent vers ces destinations», explique-t-il. «Les Français sont ultra curieux. Il y a une vraie histoire entre les deux pays, une nostalgie… Les différentes périodes se voient dans la capitale algérienne, qui est magnifique, incroyable. Il y a les musées, les bâtiments historiques, tous les quartiers sont attirants.»

«C’est la destination nouvelle à découvrir. A Alger, on sent une intense activité culturelle, cela se voit dans la presse. Les gens sont éduqués. Cela ressemble pour cela à l’Iran. Mais en plus, les gens parlent français». Un arguement de poids pour les touristes français.

Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde (en 2006) Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde (en 2006) © OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP


Mais derrière son coup de cœur, le PDG de Voyageurs du  Monde reconnaît que tout n’est pas simple pour le tourisme algérien. Pour lui, deux grands obstacles freinent le développement actuellement. «Il y a la question des visas qui sont trop longs à obtenir et bien sûr la question des infrastructures qui sont insuffisantes. Mais les investissements suivront quand on verra que les gens viennent.» 

Et à l'écouter, il suffirait de pas grand chose pour que l'Algérie devienne une destination phare: «Il y a un potentiel énorme dans ce pays, un potentiel de dingue, Dans le Sahara, il y a les plus beaux paysages du monde et il n’y a pas que le Sahara…»

«En France, il y une grande attirance-crainte pour l’Algérie en raison de l’histoire et de l’actualité. C’est sûr que cela n’est pas une destination de masse et que pour l’instant nous attirons un public averti.» Mais c’est un début pour un pays qui à «les attraits de ses voisins à la puissance 10», souligne Jean-François Rial.

Par Pierre Magnan