LA PHOTO. Afrique de l'Ouest: l'«Ebola du manioc» attaque

LA PHOTO. Afrique de l'Ouest: l'«Ebola du manioc» attaque

Mis à jour à 14h24, publié le 09/07/2018 à 12H30

L’Afrique de l’Ouest cherche la parade à un virus qui touche le manioc, plante très consommée sur son sol. Ce virus, qu’on appelle l’«Ebola du manioc», menace la sécurité alimentaire d’une région où les besoins en nourriture ne font que croître sous la pression démographique.

un plat fait à base de semoule de manioc cuite, à Afféry (sud de la Côte d’Ivoire)? le 25 juin 2018. Un plat très prisé en Afrique de l’Ouest. Le continent est le plus grand producteur mondial de cette plante (57%), dont on consomme les tubercules, riches en glucides et en amidon, mais aussi les feuilles et la fécule, produite à partir des racines. La plante entre par exemple dans le bol de 80% des 180 millions d'habitants du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique. «La striure brune du manioc, une maladie virale, qui cause la perte de 90 à 100% de la production en Afrique centrale, est en train de faire mouvement vers l’Afrique de l’Ouest. C'est une menace à prendre très au sérieux», explique le Dr Justin Pita, directeur exécutif du programme West Africain Virus Epidemiology. Le virus se propage par des mouches blanches. Les êtres humains peuvent aussi être des vecteurs de transmission lorsqu'ils transportent les boutures de manioc.
Une femme prépare l'attiéké,

un plat fait à base de semoule de manioc cuite, à Afféry (sud de la Côte d’Ivoire)? le 25 juin 2018. Un plat très prisé en Afrique de l’Ouest. Le continent est le plus grand producteur mondial de cette plante (57%), dont on consomme les tubercules, riches en glucides et en amidon, mais aussi les feuilles et la fécule, produite à partir des racines. La plante entre par exemple dans le bol de 80% des 180 millions d'habitants du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique. «La striure brune du manioc, une maladie virale, qui cause la perte de 90 à 100% de la production en Afrique centrale, est en train de faire mouvement vers l’Afrique de l’Ouest. C'est une menace à prendre très au sérieux», explique le Dr Justin Pita, directeur exécutif du programme West Africain Virus Epidemiology. Le virus se propage par des mouches blanches. Les êtres humains peuvent aussi être des vecteurs de transmission lorsqu'ils transportent les boutures de manioc.

© SIA KAMBOU / AFP

Laurent Ribadeau Dumas