LA PHOTO. Kenya: pour la première fois les détenus ont voté à la présidentielle

LA PHOTO. Kenya: pour la première fois les détenus ont voté à la présidentielle

Mis à jour à 17h41, publié le 09/08/2017 à 17H15

Le mardi 8 aout, près 20 millions de Kényans se sont rendus aux urnes pour élire leur nouveau président, mais aussi gouverneurs, sénateurs, députés et représentants locaux. Pour la première fois, les prisonniers kényans ont eu le droit de voter, mais uniquement à l’élection présidentielle.

Plus de 19 millions de Kenyans ce sont inscrits pour choisir parmi les 14.000 candidats qui se sont présentés à ces élections générales. Quelque 4.000 prisonniers sur les 50.000 détenus, incarcérés dans les 118 prisons du pays, ont pu participer à ce scrutin. Pour l’occasion leur carte d’identité leur a été rendue momentanément. Selon les comtés, les prisonniers ont voté dans des centres spéciaux ou à l’intérieur des établissements pénitentiaires. Ce droit de vote représente beaucoup pour eux. Peter Kibandi, qui purge une peine à perpétuité a déclaré à SABC News au moment de son enregistrement: «qu’avant cela, il ne se sentait plus kenyan.» La Commission nationale des droits de l'homme s'est félicitée de cette mesure historique.
Des détenus de la prison de Kisumu, sur le lac Victoria, attendent pour voter.

Plus de 19 millions de Kenyans ce sont inscrits pour choisir parmi les 14.000 candidats qui se sont présentés à ces élections générales. Quelque 4.000 prisonniers sur les 50.000 détenus, incarcérés dans les 118 prisons du pays, ont pu participer à ce scrutin. Pour l’occasion leur carte d’identité leur a été rendue momentanément. Selon les comtés, les prisonniers ont voté dans des centres spéciaux ou à l’intérieur des établissements pénitentiaires. Ce droit de vote représente beaucoup pour eux. Peter Kibandi, qui purge une peine à perpétuité a déclaré à SABC News au moment de son enregistrement: «qu’avant cela, il ne se sentait plus kenyan.» La Commission nationale des droits de l'homme s'est félicitée de cette mesure historique.

© BAZ RATNER/REUTERS

Par Laurent Filippi