LA PHOTO. Nigeria: Kaduna, foyer de tensions entre musulmans et chrétiens

LA PHOTO. Nigeria: Kaduna, foyer de tensions entre musulmans et chrétiens

Mis à jour le 29/10/2018 à 11H24, publié le 28/10/2018 à 12H36

Les violences ont fait récemment une cinquantaine de morts entre musulmans et chrétiens dans l'Etat de Kaduna. Les autorités ont allégé le couvre-feu, le 25 octobre 2018, autorisant jusqu'à nouvel ordre les habitants à sortir le jour. Située dans la ceinture centrale du Nigeria, cette région est un point de rencontre entre un Nord majoritairement musulman et un Sud essentiellement chrétien.

Les habitants reprennent progressivement une vie normale jusqu'à la tombée de la nuit. Les patrouilles de la police et de l'armée sillonnent les principales artères de la ville et le tribunal est bien gardé. Des violences avaient éclaté le 18 octobre entre des musulmans haoussa et des chrétiens de l'ethnie Adara à la suite d'une dispute sur un marché. En représailles, des jeunes Adara s'en étaient pris violemment à la communauté musulmane. Les tensions s'étaient ensuite propagées dans la capitale régionale Kaduna, où des groupes de jeunes ont brûlé des voitures et vandalisé des bâtiments. La croissance démographique exacerbe les tensions dans ce pays de 190 millions d'habitants. Autre raison invoquée à ces violences intercommunautaires, par l'ONG Green Shield of Nations: le fait que les nomades du nord se déplacent de plus en plus vers le sud, à mesure que les pâturages se désertifient.
Dans la ville de Kaduna, au Nigeria.

Les habitants reprennent progressivement une vie normale jusqu'à la tombée de la nuit. Les patrouilles de la police et de l'armée sillonnent les principales artères de la ville et le tribunal est bien gardé. Des violences avaient éclaté le 18 octobre entre des musulmans haoussa et des chrétiens de l'ethnie Adara à la suite d'une dispute sur un marché. En représailles, des jeunes Adara s'en étaient pris violemment à la communauté musulmane. Les tensions s'étaient ensuite propagées dans la capitale régionale Kaduna, où des groupes de jeunes ont brûlé des voitures et vandalisé des bâtiments. La croissance démographique exacerbe les tensions dans ce pays de 190 millions d'habitants. Autre raison invoquée à ces violences intercommunautaires, par l'ONG Green Shield of Nations: le fait que les nomades du nord se déplacent de plus en plus vers le sud, à mesure que les pâturages se désertifient.

© AFOLABI SOTUNDE/REUTERS

Dominique Cettour-Rose