LA PHOTO. RDC: les bateaux fantômes du port de Kinshasa

LA PHOTO. RDC: les bateaux fantômes du port de Kinshasa

Mis à jour le 12/06/2018 à 14H34, publié le 10/06/2018 à 12H37

Sur les rives du fleuve Congo, le port de Kinshasa, en aval du port de traversée vers la capitale voisine Brazzaville, a mauvaise mine. Tonnage et trafic sont en baisse. Les installations portuaires publiques gérées de A à Z par l'Office national des Transports (ONATRA) vieillissent et, partout, de vieux rafiots plus ou moins grands, rouillent sur place. Y faire des affaires relève de la gageure.

Des structures plus ou moins légales ont essaimé au cours des années, le long des berges du fleuve, dans le but de profiter de la manne du commerce maritime qui remonte du débouché de la RDC sur l'Atlantique. Mais cet espoir a vécu. Les sans-abri ont pris possession des carcasses abandonnées tandis que les autorités se projettent aujourd'hui dans la construction d'un port en eau profonde, au bord de l'océan. Le chantier, rendu possible grâce à un accord avec les Emirats arabes unis, entaché de soupçons de corruption, sera dirigé par une entreprise de Dubaï. Les travaux devraient débuter en 2018 et s'achever en 2020 sur la presqu'île de Banana.
Les locaux parlent «des» ports de Kinshasa en raison de multiples installations.

Des structures plus ou moins légales ont essaimé au cours des années, le long des berges du fleuve, dans le but de profiter de la manne du commerce maritime qui remonte du débouché de la RDC sur l'Atlantique. Mais cet espoir a vécu. Les sans-abri ont pris possession des carcasses abandonnées tandis que les autorités se projettent aujourd'hui dans la construction d'un port en eau profonde, au bord de l'océan. Le chantier, rendu possible grâce à un accord avec les Emirats arabes unis, entaché de soupçons de corruption, sera dirigé par une entreprise de Dubaï. Les travaux devraient débuter en 2018 et s'achever en 2020 sur la presqu'île de Banana.

© JOHN WESSELS / AFP

Véronique le Jeune