LA PHOTO. Sénégal: manifestation de pêcheurs après la mort d’un des leurs

LA PHOTO. Sénégal: manifestation de pêcheurs après la mort d’un des leurs

Mis à jour le 07/02/2018 à 14H08, publié le 06/02/2018 à 11H39

Dans la nuit du 3 au 4 février 2018, les garde-côtes mauritaniens ont tiré sur une pirogue de pêcheurs sénégalais. Un des neuf membres d’équipage âgé de 19 ans a été tué, provoquant de graves manifestations à Saint-Louis, au nord du Sénégal. Trois boutiques tenues par des Mauritaniens ont été incendiées, rappelant le contentieux sur la pêche entre les deux pays.

L’accord de pêche entre la Mauritanie et le Sénégal n’a pas été renouvelé depuis janvier 2016. Nouackchott imposait en effet le débarquement des prises dans un port mauritanien. Dans ce contexte, les pêcheurs sénégalais, et en particulier ceux de Saint-Louis, sont souvent accusés de violer les eaux territoriales de leur voisin. Car dans les eaux sénégalaises, la ressource se fait rare, épuisée par la surpêche. Les garde-côtes mauritaniens mènent la traque, arraisonnent les pirogues sénégalaises. Mais le refus d’obtempérer peut conduire à la mort, provoquant l’exaspération des pêcheurs de Saint-Louis dont le gagne pain a été pillé par les navires-usines étrangers.
Les pêcheurs réclament le droit de pêcher dans les eaux de Mauritanie.

L’accord de pêche entre la Mauritanie et le Sénégal n’a pas été renouvelé depuis janvier 2016. Nouackchott imposait en effet le débarquement des prises dans un port mauritanien. Dans ce contexte, les pêcheurs sénégalais, et en particulier ceux de Saint-Louis, sont souvent accusés de violer les eaux territoriales de leur voisin. Car dans les eaux sénégalaises, la ressource se fait rare, épuisée par la surpêche. Les garde-côtes mauritaniens mènent la traque, arraisonnent les pirogues sénégalaises. Mais le refus d’obtempérer peut conduire à la mort, provoquant l’exaspération des pêcheurs de Saint-Louis dont le gagne pain a été pillé par les navires-usines étrangers.

© PHILIPPE WOJAZER / REUTERS

Par Jacques Deveaux