Le royaume du Lesotho expérimente la technologie mobile à très haut débit 5G

Cabines téléphoniques publiques à Maseru, capitale du Lesotho
Cabines téléphoniques publiques à Maseru, capitale du Lesotho © Siphiwe Sibeko/ reuters

Le royaume du Lesotho expérimente la technologie mobile à très haut débit 5G

Mis à jour le 11/09/2018 à 15H48, publié le 10/09/2018 à 17H12

Le petit royaume du Lesotho et ses 2,2 millions d’habitants a été retenu pour tester la nouvelle technologie mobile à très haut débit 5G. Moins coûteuse que la fibre optique, la 5G avoisine ses capacités. Le Lesotho a été retenu par l’opérateur Vodacom, car il est l'un des rares pays africains où la fréquence de 3,5 GHz n'a pas été attribuée à un opérateur.


Le vent de la 5G souffle timidement sur le continent africain. Deux entreprises testent actuellement dans la capitale du Lesotho le tout premier réseau 5G disponible sur le continent.

Encerclé par l'Afrique du Sud, le petit royaume du Lesotho abrite une population de 2,2 millions d'habitants. Un petit marché et un terrain parfait d’expérimentation.

«Pour nous, c'est un peu un test grandeur nature», a expliqué le 7 septembre 2018 à l'AFP Andries Delport, responsable des nouvelles technologies chez Vodacom.

A ce jour, les premiers utilisateurs de la nouvelle technologie sont au nombre de 530, salariés du siège de la Banque centrale du Lesotho et de la compagnie minière Lets'eng. Vodacom prévoit d'étendre rapidement son réseau.

Un banc d'essai pour l'Afrique
Pour lancer la 5G au Lesotho, pays montagneux et sans côte pour acheminer la fibre optique, l’opérateur déclare avoir obtenu une fréquence dans les bandes 3,5 GHz. «Ce que nous avons réalisé au Lesotho est une illustration de ce qui est faisable en Afrique si les fréquences nécessaires sont disponibles», se réjouit Shameel Joosub, le directeur général du groupe sud-africain Vodacom. L’entreprise affirme avoir pris une longueur d’avance sur ses concurrents.

A travers cette déclaration, le patron de la filiale africaine du Britannique Vodafone exprime sa frustration quant aux difficultés rencontrées sur le principal marché de l’entreprise, l’Afrique du Sud.

En effet, depuis 2017, Vodacom et ses concurrents militent pour la libération des fréquences télécoms appropriées à leur besoin de répondre à la forte demande en connectivité internet exprimée par les populations. Mais le gouvernement sud-africain a annoncé que l’allocation de nouvelles fréquences télécoms ne devrait pas intervenir avant 2019.
 
Aujourd’hui en Afrique, la plupart des pays se battent encore pour migrer vers la 4G. Hors de l'Afrique, la course à la 5G s'est accélérée ces derniers mois, notamment en Corée du Sud, au Japon, en Chine et aux Etats-Unis, où la commercialisation est attendue rapidement.

Par Michel Lachkar avec AFP