Les montagnes de Barberton Makhonjwa, site géologique majeur classé par l’Unesco

Les montagnes de Barberton Makhonjwa, site géologique majeur classé par l’Unesco

Publié le 12/07/2018 à 12H10

Le site des montagnes de Barberton Makhonjwa (MBM), en Afrique du Sud, a été classé au patrimoine naturel de l’Unesco, le 4 juillet 2018. Neuf photos de Wikus de Wet illustrent ce propos.

l’Afrique du Sud devient le premier pays du continent devant le Maroc et l’Ethiopie à posséder le plus grand nombre de sites classés.
1 / 9 Avec ce 10e site classé au patrimoine mondial de l’Unesco,

l’Afrique du Sud devient le premier pays du continent devant le Maroc et l’Ethiopie à posséder le plus grand nombre de sites classés.

© WIKUS DE WET / AFP
au nord-est de l’Afrique du Sud, aux frontières du Mozambique et du Swaziland (eSwatini). «67% se trouvent dans des réserves naturelles protégées qui accueillent toute une gamme d’espèces sauvages considérées typiques de l’Afrique du Sud, le reste étant presque également distribué entre les plantations de bois (17%) et des régions d’élevage à faible impact et d’agriculture de subsistance», explique l’Unesco.
2 / 9 Ce lieu se situe dans la province de Mpumalanga

au nord-est de l’Afrique du Sud, aux frontières du Mozambique et du Swaziland (eSwatini). «67% se trouvent dans des réserves naturelles protégées qui accueillent toute une gamme d’espèces sauvages considérées typiques de l’Afrique du Sud, le reste étant presque également distribué entre les plantations de bois (17%) et des régions d’élevage à faible impact et d’agriculture de subsistance», explique l’Unesco.

© WIKUS DE WET / AFP
(restes d'une zone volcanique associés à des roches sédimentaires) de Barberton. C’est une des plus anciennes structures géologiques de notre planète. «Comme dans d’autres ceintures de roches vertes du monde, les MBM illustrent de manière superbe les premiers processus tectoniques (verticaux) et distinctifs ayant formé la croûte primitive avant que la tectonique des plaques ne devienne le processus de surface dominant de la terre», précise l’Unesco.
3 / 9 Il englobe 40% de la ceinture de roches vertes

(restes d'une zone volcanique associés à des roches sédimentaires) de Barberton. C’est une des plus anciennes structures géologiques de notre planète. «Comme dans d’autres ceintures de roches vertes du monde, les MBM illustrent de manière superbe les premiers processus tectoniques (verticaux) et distinctifs ayant formé la croûte primitive avant que la tectonique des plaques ne devienne le processus de surface dominant de la terre», précise l’Unesco.

© WIKUS DE WET / AFP
et sédimentaires les mieux préservées sur terre. Elles datent de 3,6 à 3,25 milliards d’années, lorsque les premiers continents ont commencé à se former sur la terre primitive. On y trouve des brèches de retombée résultant des impacts de météorites formées juste après la fin du grand bombardement (4,6 à 3,8 milliards d’années) lorsque notre système solaire était constamment frappé par des astéroïdes.
4 / 9 Les MBM figurent parmi les plus anciennes roches volcaniques

et sédimentaires les mieux préservées sur terre. Elles datent de 3,6 à 3,25 milliards d’années, lorsque les premiers continents ont commencé à se former sur la terre primitive. On y trouve des brèches de retombée résultant des impacts de météorites formées juste après la fin du grand bombardement (4,6 à 3,8 milliards d’années) lorsque notre système solaire était constamment frappé par des astéroïdes.

© WIKUS DE WET / AFP
pour tenter de comprendre l’évolution de l’atmosphère et des océans. En 2017, des chercheurs du CNRS et de l’université de Manchester ont, d’après des éléments recueillis sur les roches du Barberton, appris qu’une partie de l’atmosphère terrestre ne pouvait avoir été apportée par les astéroïdes mais plutôt par une source cométaire notamment pour les gaz rares de l’atmosphère», ajoute le Nouvel Obs.
5 / 9 Les spécialistes du monde entier s’y intéressent

pour tenter de comprendre l’évolution de l’atmosphère et des océans. En 2017, des chercheurs du CNRS et de l’université de Manchester ont, d’après des éléments recueillis sur les roches du Barberton, appris qu’une partie de l’atmosphère terrestre ne pouvait avoir été apportée par les astéroïdes mais plutôt par une source cométaire notamment pour les gaz rares de l’atmosphère», ajoute le Nouvel Obs.

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pour essayer de comprendre comment la terre s’est formée. «On y trouve des roches datant de l'Archéen, non loin desquelles coule la rivière Komati. Elle a donné son nom à des laves particulièrement fluides qui coulaient là-bas il y a plus de 3 milliards d'années, les komatiites. Leur viscosité devait être similaire à celle de l'eau puisqu'elles s'écoulaient à des températures supérieures à 1400°C et probablement à plus de 1600°C», précise le site Futura Sciences.
6 / 9 De très nombreux géologues étudient les différents types de roches

pour essayer de comprendre comment la terre s’est formée. «On y trouve des roches datant de l'Archéen, non loin desquelles coule la rivière Komati. Elle a donné son nom à des laves particulièrement fluides qui coulaient là-bas il y a plus de 3 milliards d'années, les komatiites. Leur viscosité devait être similaire à celle de l'eau puisqu'elles s'écoulaient à des températures supérieures à 1400°C et probablement à plus de 1600°C», précise le site Futura Sciences.

© WIKUS DE WET / AFP
le public peut facilement observer les fabriques carbonatées qui sont raisonnablement interprétées comme d’anciens tapis microbiens et peuvent être examinées à des fins de recherche. Le potentiel (de ce site) en matière d’éducation mondiale aux sciences de la terre est renforcé par cette géoroute publique goudronnée de 37 km de long qui traverse une section géologique de la ceinture de roches vertes de Barberton, entre Barberton et la frontière du Swaziland», indique l’Unesco.
7 / 9 «Sur la géoroute de Barberton Makhonjwa,

le public peut facilement observer les fabriques carbonatées qui sont raisonnablement interprétées comme d’anciens tapis microbiens et peuvent être examinées à des fins de recherche. Le potentiel (de ce site) en matière d’éducation mondiale aux sciences de la terre est renforcé par cette géoroute publique goudronnée de 37 km de long qui traverse une section géologique de la ceinture de roches vertes de Barberton, entre Barberton et la frontière du Swaziland», indique l’Unesco.

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il y a de multiples modes d’utilisation des sols et régimes de propriété ainsi qu’une mosaïque complexe incluant des crêtes rocheuses dénudées, de petites exploitations agricoles de subsistance, des plantations forestières gérées, des stations touristiques et de petites communautés isolées. Le régime de propriété est également complexe et comprend des aires protégées gérées par l’Agence du tourisme et des parcs du Mpumalanga, des entreprises privées qui gèrent les plantations de bois, des propriétaires privés et des terres communales avec quelques logements simples», ajoute l’Unesco.
8 / 9 «A travers toutes les montagnes de Barberton,

il y a de multiples modes d’utilisation des sols et régimes de propriété ainsi qu’une mosaïque complexe incluant des crêtes rocheuses dénudées, de petites exploitations agricoles de subsistance, des plantations forestières gérées, des stations touristiques et de petites communautés isolées. Le régime de propriété est également complexe et comprend des aires protégées gérées par l’Agence du tourisme et des parcs du Mpumalanga, des entreprises privées qui gèrent les plantations de bois, des propriétaires privés et des terres communales avec quelques logements simples», ajoute l’Unesco.

© WIKUS DE WET / AFP
sont installées sur les monts Lebombo, qui s’étendent tout le long du parc national Kruger jusqu’à Hluluwe dans le Kwazulu-Natal et marquent la frontière naturelle entre le Swaziland, le Mozambique et l’Afrique du Sud. D’ici, on peut observer l’incomparable beauté des collines, des vallées et des forêts des montagnes de Barberton Makhonjwa.
9 / 9 Des tables de pique-nique pour touristes

sont installées sur les monts Lebombo, qui s’étendent tout le long du parc national Kruger jusqu’à Hluluwe dans le Kwazulu-Natal et marquent la frontière naturelle entre le Swaziland, le Mozambique et l’Afrique du Sud. D’ici, on peut observer l’incomparable beauté des collines, des vallées et des forêts des montagnes de Barberton Makhonjwa.

© WIKUS DE WET / AFP

Par Laurent Filippi