Les rêves d’or de la Côte d’Ivoire

Les rêves d’or de la Côte d’Ivoire

Publié le 03/02/2014 à 9H18

Les autorités espéraient mieux, mais la nouvelle mine d’or de Côte d’Ivoire à Agbaou devrait tout de même produire trois tonnes du métal précieux cette année. Cette quatrième mine d’or va augmenter de 20% la production aurifère du pays.


Jean claude Brou, le ministre ivoirien de l’Industrie, le reconnaît lui-même : «Le boum dans le secteur de l’or se fait attendre.» Il ajoute aussitôt que le gouvernement ne désespère pas. La preuve, un nouveau filon a été découvert au centre du pays. Ce gisement estimé à 180 tonnes, ferait de la Côte d’Ivoire «un pays minier majeur comme son potentiel le prédestine», selon le ministre.

Le sous-sol ivoirien est, il est vrai, très riche. De l’or du fer, du cuivre, du diamant. Rien ne manque, mais seul l’or et le manganèse sont exploités. L’activité minière ne représente pas plus de 5% du produit intérieur du pays. La Côte d’Ivoire est traditionnellement un pays agricole. Aujourd’hui, le président Ouattara veut en faire un pays minier. Mais pour l’heure, la production d’or annuelle n’est que de neuf tonnes. A titre de comparaison, la Chine, premier producteur mondial extrait 300 tonnes chaque année.
 
La mine d’Abgaou est exploitée par la société canadienne Endeavour à travers une filiale dont l’Etat ivoirien détient 15% du capital. L’investissement s’est élevé à 122 millions d’euros. Selon la société minière, le chiffre d’affaires annuel, sur un cours de 1250 dollars l’once d’or, est estimé à 116 millions de dollars soit 85 millions d’euros. La mine devrait produire durant huit ans.

Par Jacques Deveaux