Maputo Diary, journal photographique d’une Danoise au Mozambique

Maputo Diary, journal photographique d’une Danoise au Mozambique

Publié le 15/04/2018 à 16H24

A Strasbourg, La Chambre, association dédiée à la photographie, présente pour la première fois en France, du 21 avril au 10 juin 2018, deux expositions consacrées à Ditte Haarløv Johnsen. L’une des deux, Maputo Diary, met l’accent sur sa vie et ses rencontres au Mozambique. Géopolis Afrique vous propose d’en découvrir quelques clichés.

mais elle a passé une grande partie de sa vie au Mozambique. Fille d’ambassadeur, elle est arrivée à Maputo le 11 janvier 1982, quelques années après l'indépendance du pays en 1975. C’est ici, en 1998, qu’elle a commencé à étudier la photographie. Elle effectuera tout au long de sa jeunesse de nombreux allers-retours entre les deux pays.
1 / 6 Ditte Haarløv Johnsen est née à Copenhague en 1977,

mais elle a passé une grande partie de sa vie au Mozambique. Fille d’ambassadeur, elle est arrivée à Maputo le 11 janvier 1982, quelques années après l'indépendance du pays en 1975. C’est ici, en 1998, qu’elle a commencé à étudier la photographie. Elle effectuera tout au long de sa jeunesse de nombreux allers-retours entre les deux pays.

© DITTE HAARLØV JOHNSEN
sa rencontre dans les  rues de la capitale avec Ingracia et Antonita, deux jeunes gens «manifestement homosexuels» et membres de la communauté gay «Les Sisters», est un déclic pour elle. Elle décide alors de commencer un journal photographique. Au total 90 photos formeront ce Maputo Diary.
2 / 6 En 2000,

sa rencontre dans les  rues de la capitale avec Ingracia et Antonita, deux jeunes gens «manifestement homosexuels» et membres de la communauté gay «Les Sisters», est un déclic pour elle. Elle décide alors de commencer un journal photographique. Au total 90 photos formeront ce Maputo Diary.

© DITTE HAARLØV JOHNSEN
je suis retournée photographier Les Sisters. Elles avaient pris une place dans ma vie, j’avais pris une place dans la leur. Beaucoup sont morts en chemin et les images se recentraient de plus en plus sur ma propre vie à Maputo. Maputo Diary est mon journal de bord. Depuis ses modestes et innocents débuts, il est devenu le monument d’une vie vécue entre deux cultures différentes, des amitiés, et des personnes qui aujourd’hui, ne sont plus là. Avec mon appareil photo, j’appuie sur l’intimité dans la douleur. Quand la mort est omniprésente, la vie brille plus fort.»
3 / 6 «Des années durant,

je suis retournée photographier Les Sisters. Elles avaient pris une place dans ma vie, j’avais pris une place dans la leur. Beaucoup sont morts en chemin et les images se recentraient de plus en plus sur ma propre vie à Maputo. Maputo Diary est mon journal de bord. Depuis ses modestes et innocents débuts, il est devenu le monument d’une vie vécue entre deux cultures différentes, des amitiés, et des personnes qui aujourd’hui, ne sont plus là. Avec mon appareil photo, j’appuie sur l’intimité dans la douleur. Quand la mort est omniprésente, la vie brille plus fort.»

© DITTE HAARLØV JOHNSEN
et sans jugement sur des individus aux prises avec un quotidien parfois difficile dont la communauté gay est peut-être la plus emblématique. Cette série de photos est exposée en août 2003 à la Galerie des photographes de Maputo. Un évènement. 
4 / 6 Ce travail porte un regard tendre

et sans jugement sur des individus aux prises avec un quotidien parfois difficile dont la communauté gay est peut-être la plus emblématique. Cette série de photos est exposée en août 2003 à la Galerie des photographes de Maputo. Un évènement. 

© DITTE HAARLØV JOHNSEN
et où l’homosexualité est encore dénigrée (la dépénalisation de l’homosexualité au Mozambique a eu lieu en 2015), Maputo Diary révèle le combat de l’affirmation de soi face à l’adversité des contingences morales, politiques et économiques.»
5 / 6 «Dans ce pays où les droits des femmes sont mis à mal

et où l’homosexualité est encore dénigrée (la dépénalisation de l’homosexualité au Mozambique a eu lieu en 2015), Maputo Diary révèle le combat de l’affirmation de soi face à l’adversité des contingences morales, politiques et économiques.»

© DITTE HAARLØV JOHNSEN
n’a jamais cessé de photographier les gens qu’elle rencontre. Elle met en lumière «les différences qui constituent l’identité, mais aussi l’humanité qui nous relie tous».
6 / 6 Ditte Haarløv Johnsen

n’a jamais cessé de photographier les gens qu’elle rencontre. Elle met en lumière «les différences qui constituent l’identité, mais aussi l’humanité qui nous relie tous».

© DITTE HAARLØV JOHNSEN

Par Laurent Filippi