«Slum ballet», l’école de danse des bidonvilles de Nairobi, à l'Abbaye de l'Epau

«Slum ballet», l’école de danse des bidonvilles de Nairobi, à l'Abbaye de l'Epau

Publié le 08/07/2018 à 15H43

Depuis le 19 mai, le département de la Sarthe accueille la 6e édition de la Saison photographique de l'Abbaye royale de l'Epau. Le thème 2018 est «Citoyenneté et vivre ensemble». A partir du 23 juin et jusqu’au 16 septembre, un deuxième parcours consacré, cette fois, à la danse, nous propose de découvrir d’autres reportages. «Slum ballet» du photographe suédois Fredrik Lerneryd est l’un d’eux.

Fredrik Lerneryd vit à Nairobi. Alors qu’il travaillait sur un autre projet, il a eu la chance de rencontrer les jeunes danseurs et danseuses du Slum ballet. Pendant un an, il a suivi chaque  semaine leur évolution et su mettre en images leur enthousiasme et leur détermination. Comme il le précise, avant même la danse, c’est le plaisir visible de ces danseurs en herbe qui l’a séduit.

 

Anno's Africa et l’association allemande One fine Day travaillent main dans la main pour créer et proposer des projets artistiques et éducatifs aux enfants des bidonvilles au Kenya. Grâce à ce partenariat, plus de 800 d’entre eux ont pu en bénéficier. Le Slum ballet, l’un de leurs programmes phares, a permis de dispenser des cours de danse classique aux gamins de Kibera, un immense bidonville situé au sud de la capitale Nairobi.
1 / 5 L’ONG britannique

Anno's Africa et l’association allemande One fine Day travaillent main dans la main pour créer et proposer des projets artistiques et éducatifs aux enfants des bidonvilles au Kenya. Grâce à ce partenariat, plus de 800 d’entre eux ont pu en bénéficier. Le Slum ballet, l’un de leurs programmes phares, a permis de dispenser des cours de danse classique aux gamins de Kibera, un immense bidonville situé au sud de la capitale Nairobi.

© FREDRIK LERNERYD
ces classes de danse permettent aussi de développer la confiance en soi. Comme l’explique le photographe Fredrik Lerneryd dans son entretien au Huffington Post, «le fait qu'ils sentent et voient quelqu'un leur donner une chance augmente leur amour propre et les rend plus forts pour affronter la vie de tous les jours».
2 / 5 Au-delà de l’apprentissage technique,

ces classes de danse permettent aussi de développer la confiance en soi. Comme l’explique le photographe Fredrik Lerneryd dans son entretien au Huffington Post, «le fait qu'ils sentent et voient quelqu'un leur donner une chance augmente leur amour propre et les rend plus forts pour affronter la vie de tous les jours».

© FREDRIK LERNERYD
dans une salle de classe relativement sombre et sans ornement, que chaque mercredi est enseignée la danse. Après les cours, les élèves heureux d’apprendre cette discipline tout en s’amusant sortent rapidement les tables et les chaises. Et balaient le sol avant l’arrivée de leur professeur Mike Wamaya, un ancien danseur qui a exercé en Europe.
3 / 5 C'est dans un vieux bâtiment en béton,

dans une salle de classe relativement sombre et sans ornement, que chaque mercredi est enseignée la danse. Après les cours, les élèves heureux d’apprendre cette discipline tout en s’amusant sortent rapidement les tables et les chaises. Et balaient le sol avant l’arrivée de leur professeur Mike Wamaya, un ancien danseur qui a exercé en Europe.

© FREDRIK LERNERYD
contre des collants ou des jupes aux couleurs vives. Leurs chaussons de ballet sont précieux. Ils s'assurent toujours qu'ils sont bien rangés et entretenus. Même si la plupart pratiquent la danse pieds nus, les chaussons leur permettent d’améliorer leur technique.
4 / 5 Puis les élèves troquent leurs uniformes

contre des collants ou des jupes aux couleurs vives. Leurs chaussons de ballet sont précieux. Ils s'assurent toujours qu'ils sont bien rangés et entretenus. Même si la plupart pratiquent la danse pieds nus, les chaussons leur permettent d’améliorer leur technique.

© FREDRIK LERNERYD
«Elle a vu un ballet à la télévision quand elle était petite. Quand, des années plus tard, elle a essayé une paire de pointes, elle en est tombée amoureuse. Pamela est sur la bonne voie pour devenir danseuse professionnelle. Financée par Artists for Africa, une organisation partenaire de Anno's Africa, la jeune fille vit dans un internat à Nairobi et s'entraîne cinq fois par jour au Dance Centre Kenya», raconte «National Géographic». «Grâce à la danse, Pamela a réussi à complètement changer sa vie. Elle est devenue une source d'inspiration pour les autres», ajoute le photographe.
5 / 5 Pamela Adhiambo est l’une de ces danseuses.

«Elle a vu un ballet à la télévision quand elle était petite. Quand, des années plus tard, elle a essayé une paire de pointes, elle en est tombée amoureuse. Pamela est sur la bonne voie pour devenir danseuse professionnelle. Financée par Artists for Africa, une organisation partenaire de Anno's Africa, la jeune fille vit dans un internat à Nairobi et s'entraîne cinq fois par jour au Dance Centre Kenya», raconte «National Géographic». «Grâce à la danse, Pamela a réussi à complètement changer sa vie. Elle est devenue une source d'inspiration pour les autres», ajoute le photographe.

© FREDRIK LERNERYD

Par Laurent Filippi