Une pilote afghane fait le tour du monde en solitaire pour inspirer les filles


	Shaesta Waiz, première femme pilote afghane, pose devant son petit avion après son arrivée à Montréal, au Canada, le 15 mai 2017. 

	 
Shaesta Waiz, première femme pilote afghane, pose devant son petit avion après son arrivée à Montréal, au Canada, le 15 mai 2017.    © Catherine Legault / AFP

Une pilote afghane fait le tour du monde en solitaire pour inspirer les filles

Mis à jour à 17h36, publié le 19/05/2017 à 17H17

Née en Afghanistan, Shaesta Waiz, une jeune pilote de 29 ans, a entamé le 13 mai 2017 un tour du monde en solitaire à partir des Etats-Unis. Son but: encourager les filles à réaliser leurs rêves, notamment dans le domaine de l’aéronautique.


«Chaque fois que j'ouvre la porte d'un avion, je me demande comment une fille avec mon histoire a pu avoir autant de chance? Si je peux le faire, tout le monde le peut», témoigne Shaesta Waiz sur le site de son organisation Dreams Soar qui veut inciter les jeunes filles à se lancer dans des carrières scientifiques et technologiques. Ingénieure, chercheuse ou pilote d’avion. 

Dans un camp de réfugiés
Rien ne prédestinait Shaesta Waiz à devenir pilote. Peu après sa naissance en 1987 dans un camp de réfugiés en Afghanistan, ses parents décident de fuir le pays déchiré par la guerre. Shaesta grandit avec ses cinq sœurs dans un quartier défavorisé de Richmond en Californie. «Je croyais que mon avenir consistait à me marier jeune et à fonder une grande famille. Ce n’est que lorsque j’ai découvert l’aviation que j’ai commencé à croire que je pouvais avoir une carrière.» Shaesta commence à lire et s’améliore en mathématiques.
 
Une femme aux commandes
Animée par sa passion, Shaesta finit par décrocher un diplôme d’ingénieure puis devient la première femme afghane à détenir une licence de pilotage qui lui permet de prendre les commandes d’un aéronef civil. «Etant originaire d'Afghanistan, je me rends compte de l'importance d'inspirer la prochaine génération, de lui donner les ressources et l'espoir» souligne la jeune femme.
 
A la rencontre des filles dans 18 pays
Soutenue par une équipe de bénévoles et de sponsors qui lui fournissent la logistique nécessaire, la jeune pilote a entamé un tour du monde en solitaire qui doit se terminer dans trois mois. Au programme: 30 escales dans plus de 18 pays. Elle doit se poser par exemple en Egypte, au Qatar, en Inde et en Indonésie pour inciter les plus jeunes et surtout les filles à s’intéresser au pilotage.  
 
Sur le site de l’organisation Dreams Soar, on apprend qu’il y a 450 femmes commandant de bord. Elles représentent seulement 3% des pilotes commerciaux en activité dans le monde.

vidéo de l'organisation Dreams Soar 

 

Par Eléonore Abou Ez